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Biosécurité en filière porcine : des mesures applicables à tout le territoire français

Dans un contexte de menace de Peste Porcine Africaine, vient d’être publié dans le Journal officiel du 17 octobre un arrêté « biosécurité » pour la filière porcine : arrêté du 16 octobre 2018 relatif aux mesures de biosécurité applicables dans les exploitations détenant des suidés dans le cadre de la prévention de la peste porcine africaine et des autres dangers sanitaires réglementés (JO du 17/10/18).

Les mesures prises dans cet arrêté ne sont pas provisoires, mais pérennes, et concernent tous les détenteurs de porcs (suidés) sur l’ensemble du territoire français.

 

Cet arrêté prévoit notamment que chaque détenteur définisse et mette en application un plan de biosécurité contenant :

  • un plan de circulation incluant la délimitation de 3 zones : publique, professionnelle et d’élevage, et des aires de stationnement et les sens de circulation ;
  • la liste tenue à jour des fournisseurs réguliers de l’exploitation : aliment, reproducteurs, porcelets, matériel… avec leur fréquence de livraison ;
  • la liste tenue à jour des personnes travaillant dans l’exploitation et des intervenants réguliers en précisant leurs fonctions ;
  • le nom des vétérinaires (ou cabinets vétérinaires traitants et sanitaires) ;
  • le plan de gestion des flux (circuits entrants et sortants des animaux, des personnes, du matériel, des intrants, des cadavres, des produits et des sous-produits animaux) ;
  • le plan de nettoyage-désinfection pour les différents secteurs de la zone d’élevage comprenant les protocoles, les produits désinfectants ainsi que les fréquences de nettoyage et de désinfection ;
  • le plan de gestion des sous-produits animaux ;
  • le plan de lutte contre les nuisibles ;
  • le plan de protection vis-à-vis des sangliers pour les exploitations avec passage extérieur entre les bâtiments, ou en bâtiment semi ouvert ou plein-air ;
  • le nom du référent en charge de la biosécurité et les attestations de formation à la biosécurité aux bonnes pratiques d’hygiène (attestations de suivi) ;
  • le plan de biosécurité signé par l’ensemble des personnels permanents et temporaires ;
  • le cahier d’émargement avec l’ensemble des intervenants extérieurs indiquant date et objet de l’intervention ;
  • la traçabilité des flux d’animaux à l’intérieur de l’exploitation (déclarations de mise en place, enregistrements de l’origine et de la destination) ;
  • les mesures spécifiques de biosécurité prises par le personnel chargé de la manipulation des cadavres au sein de l’exploitation.

 

Des équipements sont également exigés, tels que : quai d’embarquement, sas sanitaire, quarantaine, système de protection permettant d’éviter tout contact direct entre suidés domestiques et suidés sauvages, bac à équarrissage

 

Cet arrêté est entré en vigueur le 18 octobre 2018. Néanmoins, certaines des mesures nécessitant des investissements ne seront applicables qu’à compter du 1er janvier 2020 (gestion des cadavres, fumiers et lisiers, quai d’embarquement…), ou encore du 1er janvier 2021 (système de protection vis-à-vis des sangliers sauvages).

 

 

 

Source : Legifrance